Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 17:26

Concurrence par Conception_____________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michael L. Tushman et David A. Nadler se consacrent aux choix de structure de l'organisation. Ils examinent systématiquement les avantages respectifs d'un découpage par fonction ou par marché. Sur cette base, en s'appuyant sur de nombreux exemples, ils recensent les grands modèles d'organisation possibles. Ils examinent aussi les différents mécanismes de liaison auxquels on peut faire appel pour assurer la coordination entre les différentes unités.

 

 

 

Nadler et Tushman font un voyage dans l'aventure des organisations contemporaines. Ils réussissent clairement à nous faire partage leur passion pour cette importante question qu'est le design organisationnel.

 

 

 


Sur les liens entre les unités de l'organisation, il manque certains développements actuels pourtant cruciaux : l'intranet d'UAP ou de Hewlett Packard, l'utilisation de la formation pour développer les liens informels et les réseaux entre cadres dirigeants (une tendance repérée par Romelaer et al.), l'importance croissante des scripts, les usages nouveaux des systèmes de contrôle identifiés par Bouquin ou par Simon, ou encore la gestion des compétences, l'évaluation à 360° et les groupes projets.

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

Conception d'Organisations Efficaces______________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Définir une organisation est toujours un dilemme : Une structure matricielle est-elle préférable à une structure simple ? Comment concilier autonomie et coordination? Etc. Plutôt que prétendre nous indiquer l'organisation idéale, Michael Goold et Andrew Campbell nous fournissent une série de critères à examiner pour valider la pertinence de l'organisation envisagée au regard des priorités et des contraintes de l'entreprise.

 

 

 

 

 

 

Au cours de leurs recherches sur la stratégie de groupe, Goold et Campbell ont longtemps observé les sièges des groupes, cherchant des signes de coûts excessifs et de destruction de valeur. Les bénéfices générés par les fonctions centrales, nous alertent-ils, doivent être supérieurs aux coûts de cette structure, notamment en personnel. Faute de quoi l'actionnaire ne s'y retrouve pas.

 

 

 


Goold et Campbell suggèrent que les restructurations devraient faire l'objet d'une analyse similaire des coûts et des bénéfices. Les avantages retirés de la mise en place de la redoutée structure matricielle ou de rattachements hiérarchiques "en pointillés" devraient être largement supérieurs aux frustrations qu'ils génèrent chez les personnes concernées. Ils présentent une méthodologie qui suggère où et quand la main visible du siège doit intervenir dans la restructuration d'une organisation complexe. Ils concluent que des organisations simples n'ont souvent besoin que d'une légère mise au point. Les groupes multi activités qui servent des marchés multinationaux à partir de nombreux sites, et qui cherchent à créer des synergies, requièrent un traitement plus énergique.

 

 

 


Michael Goold et Andrew Campbell offrent deux outils méthodologiques fort utiles : 9 tests pour valider l'adéquation et l'efficacité de l'organisation et une typologie des rôles des unités de l'organisation. Chaque outil est fondé sur des principes déduits d'une recherche approfondie sur le terrain.

 

 

 


Les tests ont pour objet d'éliminer les solutions simplistes qui ne parviennent pas à trouver une solution satisfaisante tenant compte des différentes priorités stratégiques et des ressources disponibles. La stratégie de l'organisation est au cœur des tests d'adéquation, qui poussent à vérifier que la structure envisagée permet effectivement de soutenir le développement de l'avantage concurrentiel recherché, qu'elle est cohérente avec le rôle imparti au siège par rapport aux filiales, et qu'elle tient compte des ressources de l'entreprise. Les autres tests portent sur le bon fonctionnement de l'organisation, soulevant des questions difficiles telles que la nécessité de promouvoir une culture spécialiste, les hiérarchies redondantes, les systèmes de contrôles à mettre en place, etc.

 

 

 


La typologie propose un vocabulaire et une méthode de représentation graphique qui précise les rôles des différentes unités les unes par rapport aux autres. Elle a le grand mérite de clarifier comment chaque unité doit créer de la valeur et le type de relations qu'elle doit avoir avec les autres unités. Faire un tel effort de précision dans le choix du vocabulaire est une façon efficace de s'interdire de laisser un flou sur les responsabilités et les devoirs de chacun.

 

 

 


La complexité de la méthodologie proposée répond à l'existence omniprésente de relations multidimensionnelles au sein des organisations en réseau du 21e siècle. Ce qui pourrait sembler excessivement compliqué en regardant une représentation graphique des relations au sein d'une organisation devient néanmoins pragmatique lorsque des exemples de réorganisations sont détaillés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Management sans Frontières___________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sumantra Ghoshal et Christopher A. Bartlett examinent les modes d'organisation à l'international des groupes les plus performants. Ils montrent que la conception traditionnelle d'un "centre" entouré de "satellites", tous égaux entre eux, s'avère désormais inadaptée. Ils préconisent au contraire d'adopter des principes d'organisation différenciés, spécifiquement adaptés à chaque métier et à chaque activité du groupe et indiquent quels processus de management mettre en place pour assurer la coordination des ressources ainsi dispersées.

 

 

 


On acquiert une véritable compréhension de ce qu'est une organisation "transnationale", que ce soit en termes de structure, de processus de management, de gestion des hommes ou de rôle individuel des managers.

 

 

 


La description des évolutions de l'environnement auxquelles sont confrontées les entreprises est tout à fait pertinente. Même si l'on peut douter qu'il ait jamais existé un âge d'or dans lequel il suffisait d'être performant sur une seule des 3 dimensions citées - efficacité globale, adaptation locale, innovation - il est vrai que dans tous les secteurs, le seuil minimum de compétitivité s'est accru pour chacune d'entre elles.

 

 

 


De même, le modèle "transnational" comporte un certain degré d'universalité. On observe en effet une tendance générale à l'égalisation des rôles entre le "centre" et les "filiales". L'accroissement général des compétences de R&D ou de fabrication à travers le monde remet en effet en cause la traditionnelle relation hiérarchique entre un centre concentrant le savoir et le pouvoir et des satellites ayant des rôles d'exécutants.

 

 

 


Mais le modèle "transnational" n'est probablement pas valide pour toutes les entreprises internationales.

 

 

 

Il a en effet un coût non négligeable : celui lié à sa complexité. Il nécessite de nombreux efforts de coordination. Or, une organisation n'a besoin d'avoir que la complexité qu'exige son environnement. Ainsi, le modèle est sans doute valide pour les 100 plus grands groupes mondiaux. Mais probablement moins pour les entreprises de taille moyenne, opérant sur des marchés relativement stables. On peut par exemple douter de la pertinence du modèle pour les compagnies pétrolières en deçà des 7 plus importantes.

 

 

 


Il reste aussi à établir dans quelle mesure c'est le meilleur modèle pour des entreprises qui sont juste en cours d'internationalisation. Les groupes étudiés par
Sumantra Ghoshal et Christopher A. Bartlett ont acquis leur dimension internationale il y a déjà quelques décennies au moins. Les entreprises actuellement engagées dans ce processus disposent d'outils inconnus de leurs prédécesseurs : les technologies de l'information. Celles-ci leur offrent des degrés de liberté supplémentaires. Et la possibilité d'inventer de nouveaux modèles, non encore identifiés à ce jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Stratégie à Travers le Cadre Moyen_____________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La plupart des théories en vogue préconisent de minimiser le nombre de niveaux hiérarchiques. Ce faisant, de nombreuses entreprises décident de réduire au minimum leur encadrement intermédiaire, désormais considéré comme un surcoût et un frein à la créativité. Steven W. Floyd et Bill Wooldridge nous alertent sur les limites de cette approche, en nous montrant le rôle critique que peuvent jouer les middle managers dans le fonctionnement de l'entreprise.

 

 

 

 

 

 

Ils vont en effet les aider à contribuer efficacement à l'élaboration de la stratégie de leur entreprise. Surtout dans les organisations qui envisagent la stratégie comme une œuvre collective, construite au quotidien par l'ensemble des acteurs de l'entreprise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Steven W. Floyd et Bill Wooldridge décrivent :

 

 

 

 

 

 

-          la transformation du rôle des managers imposée par les évolutions du monde des affaires ;

 

 

 

-          une synthèse des théories de l'avantage concurrentiel fondé sur la maîtrise des compétences plutôt que sur les choix de positionnement ;

 

 

 

-          une critique des restructurations visant les améliorations à court terme au détriment des compétences de l'organisation.

 

 

 

 

 

 

Malgré la pertinence de ces observations, la plupart des middle managers sont largement conscients de ces réalités. A ce stade, leur réaction sera probablement : "Bien, mais alors ?".

 

 

 

 

 

 

Le cœur leur réflexion est constitué par le modèle des "4 rôles", qui met en évidence que les middle managers performants peuvent influencer la stratégie. En plus de conduire la mise en œuvre des orientations indiquées par la Direction - le rôle traditionnel des middle managers - ceux-ci sont aussi des protecteurs d'initiatives, des soutiens de projets subversifs et des agents d'influence qui façonnent les perceptions du top management. Steven W. Floyd et Bill Wooldridge soulignent l'interdépendance de ces 4 rôles et le risque de mal apprécier leur valeur pour l'entreprise.

 

 

 


Floyd et Wooldridge analysent en détail chacun des ces 4 rôles. Chacun présente une description des savoir faire nécessaires pour maîtriser le rôle, ainsi que les pièges et les dérives à éviter. Ils montrent que les middle managers doivent développer 4 grandes catégories de compétences - intellectuelles, interpersonnelles, administratives et politiques - pour être performants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Management Interculturel_____________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Susan C. Schneider et Jean-Louis Barsoux présentent une synthèse des théories actuelles du management interculturel. Ils montrent que les spécificités culturelles ont un impact sur la compétitivité de l'entreprise et propose des pistes méthodologiques pour adapter les pratiques de l'entreprise au contexte culturel de chaque pays.

 

 

 

Susan C. Schneider et Barsoux nous proposent une synthèse des principaux courants théoriques actuels concernant le management interculturel. Ils font le point sur " l'état de l'art à l'usage des cadres expérimentés " et lancent un appel à une conception morale et citoyenne de la responsabilité du manager international.

 

 

 


Cette perspective humaniste confère un sens pratique à la réflexion dont la portée dépasse celle d'un très bon manuel. L'approche choisie apparaît à la fois logique et pédagogique.
Schneider et Barsoux s'interrogent d'abord sur les significations de la culture en explorant modèles et concepts. Ils identifient ensuite les implications culturelles des pratiques managériales. Ils suggèrent enfin aux managers des clés d'interprétation et des outils d'aide à la résolution de problèmes posés par les différences culturelles.

 

 

 



 

 

 

Par ITH Kantharith - Publié dans : II. LEVIERS DE PERFORMANCE
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Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 17:22

Concepts et Pratiques du Management de la Connaissance ____

 

 

 

 

 

 

Jean-Yves Prax aborde le Knowledge Management sous un angle à la fois pratique et technique. Il s'appuie pour cela sur son expérience de dirigeant d'un cabinet spécialisé sur le sujet.

 

 

Après une introduction aux enjeux et aux concepts de la gestion des connaissances, il nous propose d'approfondir le sujet en le structurant selon 4 grandes composantes :

 

 

 

 

-          les méthodologies de formalisation du savoir ;

 

 

-          les technologies de l'information permettant de faciliter la capitalisation des savoir et leur diffusion ;

 

 

-          les dispositifs d'apprentissage et de gestion des compétences permettant de favoriser la compétence collective ;

 

 

-          les nouveaux rôles ou métiers nécessaires à la gestion des compétences.

 

 

 

 

La réflexion consacrée à la gestion du projet a le grand mérite de proposer des conseils très spécifiques, ce qui est assez rare dans ce domaine.

 

 

 

 

 

Après avoir proposé une typologie des formes de mémoire de l'entreprise, Jean-Yves Prax présente la démarche de formalisation comme une "pyramide d'abstractions" : les différents échelons se parcourent de la représentation personnelle à la diffusion de modèles pour le producteur de savoir, ou au contraire du modèle vers l'application pour l'utilisateur de ce savoir. Cette représentation rejoint 2 modes majeurs de formalisation du savoir :

 

 

 

 

-          capitalisation des retours d'expérience (mode bottom-up) ;

 

 

-          modélisation de l'entreprise, vue comme un système de connaissances (mode top-down).

 

 

 

 

Docteur ès sciences, Jean-Yves Prax est PDG de Polia Consulting. Il a fondé le premier cabinet français de conseil à s'être spécialisé, dès 1993, dans le Knowledge Management. Il est également chargé d'enseignement en DESS à l'Institut de Sciences politiques, maître de conférences à l'ENA et auteur de plusieurs ouvrages de référence en management de l'information.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pratiques, Analyses, Enjeux et Prospective_________________

 

 

 

 

 

 

RH info propose dans cette étude un état des lieux global du Knowledge Management.

 

 

L'étude se divise en 4 grandes parties :

 

 


La première partie est consacrée à la démarche suivie par Rh info pour recueillir les informations et à l'analyse des tendances qui ont émergé : degré d'avancement, financement, difficultés rencontrées, etc.

 

 


La seconde partie montre quels sont les facteurs déterminants dans la mise en œuvre d'une démarche de KM, ainsi que ses leviers d'action.

 

 


La troisième partie consiste en une analyse prospective qui permettra de cerner les enjeux du KM et de se doter d'outils d'analyse pertinents.

 

 


Enfin, l'étude se termine par un aperçu sur l'influence que le KM pourra avoir dans l'entreprise, jusqu'à en devenir la plaque tournante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Sources de Connaissances____________________________

 

 

 

 

 

 

Dorothy Leonard-Barton décrit les structures et la culture à mettre en place dans une organisation afin d'encourager la créativité et la création de savoir. Il préconise en particulier la tolérance de l'échec et l'ouverture de l'entreprise vers l'extérieur : laboratoires, universités, concurrents, etc.

 

 

 

 

Selon lui, l'organisation apprenante se reconnaît aux caractéristiques suivantes :

 

 

 

 

-          une organisation du personnel en équipes de projet ;

 

 

-          une culture d'entreprise qui encourage l'expérimentation et tolère l'échec ;

 

 

-          une entreprise ouverte sur le monde extérieur : laboratoires, universités, concurrents, etc.

 

 

 

 

Dorothy Leonard-Barton aborde un problème important pour tout gestionnaire : le maintien et le renouvellement de l'avantage concurrentiel. Vieux problème, certes ! Mais elle s'applique ici à le traiter sous un angle nouveau et d'une grande pertinence : la gestion de la connaissance. Connaissance non seulement contenue dans les technologies utilisées, les produits et les services mais également dans les processus de gestion dont, en particulier, l'innovation. Afin de se maintenir et se renouveler, l'entreprise peut s'appuyer sur cet actif stratégique qu'est la connaissance possédée par le personnel, mais aussi qui peut être empruntée à l'extérieur, co-développée avec les concurrents, les clients ou les fournisseurs.

 

 


L'accent de sa réflexion est sur la gestion de l'innovation et de la technologie. L'innovation est partout contenue dans l'organisation : dans le management au même titre que dans les produits. La technologie, dans le même esprit, couvre également la manière de gérer et ne se trouve pas confinée dans les unités de production ou de recherche et développement.

 

 



 

 

 

 

 

 

En Bonne Société________________________________________

 

 

 

 

 

 

Laurence Prusak et Don Cohen font l'éloge du "capital social" dans l'entreprise, c'est-à-dire du capital de confiance et de qualité relationnelle établie entre les individus, propice à la diffusion du savoir et à la coopération au sein de l'organisation.

 

 

 

 

Ils nous proposent quatre leviers pour développer ce capital social :

 

 

 

 

-          veiller à établir un climat de confiance dans l'organisation,

 

 

-          favoriser la création de réseaux,

 

 

-          prévoir du temps et des lieux favorisant l'établissement de relations entre collègues,

 

 

-          encourager les managers à raconter des histoires, puissants véhicules de messages et de valeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Écologie de L'Information________________________________

 

 

 

 

 

 

Trop souvent, les dirigeants sont déçus des résultats de leurs investissements en systèmes d'information. Thomas H. Davenport et Laurence Prusak soulignent les dangers d'une approche trop " technicienne " de la gestion de l'information et propose une démarche qui permette une réelle maîtrise de l'information.

 

 

Ils soulignent les dangers d'une approche trop " technicienne " de la gestion de l'information. Trop souvent, les dirigeants sont déçus des résultats de leurs investissements en systèmes d'information. Davenport et Prusak expliquent pourquoi l'informatique ne suffit aucunement à bien gérer l'information. Ils nous incitent à adopter une approche qui tienne compte de toutes les composantes critiques de la maîtrise de l'information :

 

 

 

 

-          définir une stratégie d'information ;

 

 

-          gérer le contexte politique ;

 

 

-          adapter la culture ;

 

 

-          constituer un réseau de professionnels de l'information ;

 

 

-          dresser des cartes des portes d'accès à l'information.

 

 

 

 

La réflexion de Thomas H. Davenport et Laurence Prusak constitue une avancée significative en matière de gestion du savoir et de l'information dans l'entreprise. En effet, Davenport et Prusak replacent la gestion de l'information et du savoir dans une perspective résolument humaine : la manière dont les individus et les organisations se comportent vis-à-vis de l'information. Cette vision se démarque notablement de l'approche technologique qui prévaut aujourd'hui, en particulier aux États-Unis, et qui laisse penser que tout problème d'information peut et doit être résolu par la mise en place de systèmes informatiques. Pour Davenport, la caractéristique fondamentale de l'information est d'être utilisée par des individus. Dès lors, les comportements des individus vis-à-vis de l'information, la manière dont ils la perçoivent, la collectent, l'organisent et la traitent dans l'organisation a un impact direct sur la circulation de l'information et donc sur la performance de l'entreprise. Les technologies de l'information peuvent être utiles pour influencer les pratiques de chacun vis-à-vis de l'information, mais un changement profond suppose d'agir sur la culture, les comportements formels et informels de chacun dans l'entreprise.

 

 


Davenport insistent sur le fait que l'information et le savoir, au même titre que les structures, la culture et les processus, sont des briques indispensables au manager pour construire une organisation capable de mettre en œuvre sa stratégie. Il montre toute l'importance de resituer la gestion de l'information dans le cadre plus vaste de son environnement : stratégie, jeux de pouvoir et processus de l'entreprise ; environnement extérieur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Connaissance Déconnectée_______________________________

 

 

 

 

 

 

Jürgen Kluge, Wolfram Stein et Thomas Licht présentent les enseignements d'une étude de McKinsey & Company, portant sur les pratiques de gestion des connaissances, conduite auprès d'une quarantaine d'entreprises en Europe, aux Etats-Unis et au Japon.

 

 

 

 

Ils organisent leur exposé autour de 6 caractéristiques qui distinguent la connaissance de la plupart des autres actifs de l'entreprise : la connaissance est subjective, transposable, tacite, périssable, spontanée, et susceptible de rendements croissants. Pour chacune de ces caractéristiques, ils fournissent des recommandations pratiques, illustrées d'exemples et étayées de données chiffrées issues de l'étude. Ils concluent par une réflexion consacrée au lancement d'un programme d'amélioration de la gestion des connaissances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Apprentissage en Action________________________________

 

 

 

 

 

 

Le modèle de l'organisation apprenante séduit beaucoup de dirigeants. Savoir transférer le savoir individuel à l'ensemble de l'organisation est en effet reconnu comme l'une des clés de la compétitivité. Cependant, ce modèle est particulièrement difficile à mettre en pratique.

 

 

 

 

Les principaux actions abordés par David A. Garvin sont de :

 

 

 

 

-          Déjouer les pièges du processus d'apprentissage en évitant de collecter une information biaisée ou tronquée, en se méfiant d'une interprétation hâtive, en luttant contre l'inertie et le manque de temps, et en traduisant les conclusions en action.

 

 

-          Combiner différentes techniques d'apprentissage en sachant utiliser des techniques projectives et l'observation pour recueillir une information approfondie, en mettant en œuvre les moyens de tirer les leçons de l'expérience passée, et en s’inspirant des techniques de recherche scientifique et recourir à l'expérimentation.

 

 

-          Créer un environnement favorable à l'apprentissage en promouvant une culture favorisant la recherche d'idées nouvelles et tolérant l'échec, en s'impliquant personnellement, et en initiant des opportunités d'apprentissage.

 

 

 

 

David A. Garvin aborde la question de la pratique de l'apprentissage organisationnel de façon précise et concrète. L'idée d'apprentissage organisationnel part du constat d'une déficience importante de l'organisation traditionnelle : l'existant est optimisé par la définition de structures et la standardisation de procédures, mais les enseignements qui pourraient être tirés de la pratique et du terrain ne sont pas intégrés. Stimulées par l'environnement et par l'interne, les entreprises ont évolué spontanément, mais pour tirer le meilleur parti de l'expérience, chaque entreprise peut développer des modes d'apprentissage qui la conduiront à être plus performante.

 

 


Le concept a été développé initialement de façon assez normative par Peter M. Senge. Il s'inscrit dans la logique du
"Kaizen" développée par le management japonais. L'idée d'amélioration permanente de l'organisation et du produit fait partie des grands principes du management d'aujourd'hui. Pour autant la pratique reste souvent en deçà des objectifs. En effet, dès lors qu'il s'agit de remettre en cause l'existant, l'inertie organisationnelle est considérable. C'est pourquoi ce livre est important. Il offre de façon structurée une synthèse des meilleures pratiques en la matière. Comment sortir (intelligemment) des sentiers battus ? Comment faciliter l'innovation organisationnelle ? Quelle dynamique de groupe engager pour aboutir ? Jusqu'ici, la plupart des travaux ont exploré la notion d'apprentissage organisationnel sans en développer la pratique. Or une approche pragmatique est justement nécessaire pour deux raisons. D'une part, l'idée pour séduisante qu'elle soit, n'est pas simple à mettre en œuvre. D'autre part, parce que les enseignements tirés de la pratique quotidienne de l'entreprise ne sont pas, a priori, formalisés et codifiés : il s'agit "d'apprendre à apprendre".

 

 


Le projet de David A. Garvin est de dépasser le stade de la belle idée, pour proposer une démarche managériale avec ses méthodes propres. Chaque étape est développée et documentée par des cas illustratifs. Manifestement, il ne s'agit par pour lui de faire œuvre innovante mais bien de systématiser et de tirer parti avantageusement des meilleures pratiques en cours dans les entreprises.

Une question se posera sans doute au praticien averti : si le lien entre la cause et l'effet n'est pas étayé par une compréhension des phénomènes en jeu, les efforts d'apprentissage organisationnel ne seraient-il pas vains ? Le management japonais est illustratif à cet égard, imité pendant vingt ans avant de commencer à être égalé. De même, les secrets des entreprises les plus performantes sont difficiles à percer, malgré les efforts considérables et souvent sophistiqués qui auront été déployés. Le talent du leader, sa vision organisationnelle et stratégique restent incontournables, et l'apprentissage organisationnel s'il n'y substitue pas, le renforcera considérablement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les communautés de Pratique Démultipliantes pour un Avantage Stratégique____________________________________

 

 

 

 

 

 

Ces dernières années ont vu l'émergence d'un nouveau mécanisme pour mieux gérer le savoir dans l'organisation : la communauté de pratique. Le concept est simple : il s'agit d'organiser la coopération entre professionnels partageant les mêmes préoccupations - indépendamment des structures hiérarchiques. Hubert Saint-Onge et Debra Wallace relatent l'expérience de Clarica, compagnie d'assurance-vie canadienne, dans la mise en oeuvre d'une telle communauté.

 

 

De plus en plus d'entreprises ont encouragé le développement de "communauté de pratique" parmi leurs employés, souvent avec des résultats mitigés. Hubert Saint-Onge et Debra Wallace font un point sur ce domaine.

 

 


Les mérites des "communautés de pratique" sont en principe assez évidents. Elles complètent les organisations existantes en permettant d'incorporer d'autres dimensions. Ainsi une grande multinationale peut être organisée géographiquement, par pays, dans sa structure formelle, mais créer des "communautés de pratique" selon d'autres dimensions : industries clientes, segments du marché, technologies, groupes de produits, fonctions et domaines de compétence, etc. C'est une façon flexible, réactive, et peu coûteuse d'obtenir beaucoup des avantages d'une organisation matricielle, sans avoir à en subir les coûts.

 

 


Les communautés de pratique efficaces se structurent autour de conversations (ou de dialogues, pas de débats). Elles permettent de répondre collectivement à des questions soulevées par leurs membres et pertinentes pour l'ensemble de la communauté. Il ne s'agit pas de faire un inventaire des connaissances et savoir-faire, mais de répondre à des problèmes. On touche ici à la différence fondamentale entre les communautés de pratique et les approches systématiques de la gestion du "capital intellectuel" ou des systèmes de "gestion des connaissances" qui, après une vogue suscitée par leur caractère séduisant et valorisant, ont profondément déçu beaucoup d'entreprises. Contrairement à ces systèmes, qui souvent ont donné lieu à des "usines à gaz" montées par les informaticiens mais rapidement délaissées pour les opérationnels, les communautés de pratique sont centrées sur l'intersection entre problèmes et actions : quelles pratiques permettent (au mieux) de résoudre le problème ?

 

 


Saint-Onge et Wallace proposent, à partir de leur expérience chez Clarica, une série de recommandations très concrètes pour mettre en place des communautés de pratique. Indirectement, ils mettent aussi en garde contre un risque important : les communautés de pratique ne peuvent s'épanouir qu'en terrain fertile. Leur succès exige une capacité de coopération fondée sur des normes de réciprocité. Une culture trop transactionnelle ou bureaucratique ne permettra pas à des communautés de pratique de réussir, un problème que beaucoup d'entreprises de services professionnels, et de conseil en particulier, ont découvert à leurs dépens. Face à des problèmes culturels de fonctionnement, les communautés de pratique ne peuvent donc en aucun cas être une panacée.

 

 


Un autre piège des communautés de pratique, qu'elles partagent avec les systèmes de gestion des connaissances, est la trop grande confiance accordée aux technologies de l'information. S'en remettre à la technologie sans une compréhension mutuelle approfondie des contextes des participants à la communauté peut conduire à malentendus et déception. En d'autres termes, l'équilibre à trouver entre communauté dispersée et mécanismes virtuels d'une part, et communauté de co-pratique, avec unité de temps et de lieu, au moins périodiquement, dépend de l'objectif et des problématiques de la communauté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Connaissance Commune___________________________________

 

 

 

 

 

 

Si beaucoup d'entreprises ont réussi à mettre en place des systèmes efficaces de partage des connaissances, la transmission des savoir-faire s'avère une tâche beaucoup plus difficile. Nancy M. Dixon nous indique les différentes approches à mettre en oeuvre pour y parvenir.

 

 

La gestion du savoir est au coeur des préoccupations de la plupart des entreprises. Cependant, beaucoup ne parviennent pas à mettre en place un système efficace de transmission des savoir-faire. Dixon montre que trop d'entreprises font l’erreur de définir une procédure unique de transfert de savoir-faire. Alors qu’il existe en réalité plusieurs cas de figure, qui nécessitent des approches radicalement différentes.

 

 


Dixon développe ainsi 5 approches principales, en fonction du degré de complexité des savoir-faire à transmettre, et du destinataire du transfert au sein de l'entreprise. Pour chacune d'entre elles, il nous montre les outils et méthodes nécessaires à leur mise en oeuvre.

 

 


Enfin, il nous invite à faire du transfert des savoir-faire une démarche institutionnalisée, stimulée par une volonté forte de l'entreprise.

 

 

Sa réflexion s’inscrit dans deux courants conceptuels : celui de l’apprentissage organisationnel (Harvard), qui se focalise sur la capitalisation des savoirs et savoir faire à travers l’entreprise, et celui des core competencies (Michigan) mettant en perspective les savoirs tacites transversaux à l’entreprise.

 

 


La problématique de ce partage d’information renvoie au capital de savoir faire interne, ressource concurrentielle non accessible aux tiers. Les structures d’entreprise évoluent vers des modèles matriciels dans lesquels les relations de travail sortent du cadre hiérarchique traditionnel et doivent se nourrir en permanence du capital de connaissances accumulées pour servir le client.

 

 


Dans une entreprise qui lance l’évaluation 360°, l’outil fera long feu si la culture interne n’est pas déjà fortement sensibilisée au management de la performance et à la qualité des entretiens d’évaluation, le lancement du knowledge management ne saurait s’appuyer uniquement sur des outils techniques et des bases de données. Il s’agit d’une démarche globale d’entreprise.

 

 


Nancy M. Dixon aborde clairement la nécessité de susciter une culture interne de knowledge management, le processus proposé est très formalisé. Nos compatriotes y sont –ils prêts ? Quel est le destin d’une telle démarche dans une culture où l’on « partage » beaucoup moins qu’aux Etats-Unis, où l’on a tendance à vouloir réinventer la roue pour prouver qu’on a une valeur ajoutée individuelle, où les chefs se doivent d’en savoir plus que leurs collaborateurs ? L’un des postulats-recommandations Dixon est « ne pas impliquer la hiérarchie dans les réunions pour avoir une grande transparence dans la discussion de cas d’échecs et la reconnaissance de ses propres erreurs ». Est-ce bien réaliste chez nous ?

 

 



 

 

 

 

 

 

Gestion de la Continuité __________________________________

 

 

 

 

 

 

Hamilton Beazley, Jeremiah Boenisch et David Harden nous alertent sur un impératif de plus en plus criant. A une époque où le turnover s'est accru de façon spectaculaire, à la veille de départs massifs à la retraite, il est fondamental de préserver le savoir à la suite du départ des salariés. Ils proposent une démarche de collecte systématique des savoirs stratégiques, et précisent les conditions de réussite d'une telle démarche.

 

 

 

 

Nancy M. Dixon propose une méthode de gestion des savoirs ("knowledge management") au sein de l'entreprise. Le sujet est d'actualité, mais il réserve de réelles difficultés à ceux qui voudraient en faire une pratique avisée.

 

 


Le défi de la gestion des savoirs est de préserver au sein de l'entreprise cet ensemble de savoirs qui font sa performance. Or ceux-ci sont sans cesse menacés par les restructurations, les licenciements, les démissions, les départs à la retraite et des jeux de pouvoir qui cherchent à préserver localement des savoirs plutôt que de les partager dans l'intérêt collectif.

 

 


Hamilton Beazley, Jeremiah Boenisch et David Harden expliquent pourquoi la capacité de l'entreprise de réutiliser de façon efficiente des savoirs qu'elle a su développer constituerait un avantage compétitif déterminant. Toutefois, autant l'idée est séduisante, autant la pratique est difficile. Rien de plus évanescent en effet que la notion de savoir.

 

 


Pour comprendre comment capter, transmettre et distribuer les savoirs de l'entreprise, il serait donc nécessaire de préciser leur nature. Ils proposent ainsi un continuum entre information et savoir. Ce choix est difficile à suivre dans la mesure où l'apprentissage d'un savoir est radicalement différent de l'acquisition d'informations, tout comme l'homme est évidemment profondément différent d'une base de données. Curieusement, leurs écarts avec des conceptions dominantes perdurent. La connaissance tacite qui désigne généralement des savoirs non strictement codifiables (Polanyi, 1966), comme faire de la bicyclette ou nager, est ici définie comme les savoirs des salariés qui ne sont pas explicités. Le glissement entre les deux notions est considérable, et il nous conduit à nous interroger sur l'ambition de la gestion de la continuité. S'agit-il de diffuser et transmettre des savoirs essentiels pour la performance de l'entreprise, ou de formaliser des procédures utiles, maîtrisées individuellement, mais sans caractère stratégique ?

 

 


La théorie implicite de
Hamilton Beazley, Jeremiah Boenisch et David Harden sur les savoirs et leur gestion se dégage progressivement : 1/ les savoirs sont une forme évoluée d'information, 2/ la connaissance tacite est celle qui est en danger, c'est l'ensemble des savoirs opérationnels non formalisés détenus par le salarié, 3/ une analyse soigneuse permettra d'identifier les savoirs critiques, 4/ après identification, ces savoirs pourront être "convertis en bien d'échange" et transmis. La simplicité de la conception du savoir permet de proposer une théorie de diffusion très opérationnelle qui s'appuie sur une vision organisationnelle étroitement mécaniste. Cette théorie peut être pertinente à certains niveaux dans de grandes organisations particulièrement formalisées comme l'administration publique et l'armée. Mais elle ne correspond pas aux besoins d'organisations du secteur privé dans lesquelles les savoirs sont devenus des ressources stratégiques essentielles.

 

 


Hamilton Beazley, Jeremiah Boenisch et David Harden répondent à un besoin précis, celui de développer au niveau de l'entreprise un système qui permette de capter les pratiques nécessaires au bon fonctionnement dans les principaux postes. En essayant d'appréhender le contenu des savoirs, cette démarche est en contraste avec d'autres approches qui admettent le caractère à la fois essentiel et non explicitable de certains savoirs et qui préconisent sur cette base une démarche inspirée de l'apprentissage, par l'observation directe, l'expérience, le mentoring, etc. Les deux démarches se complètent dans la mesure où les savoirs ne sont ni seulement formalisables, ni exclusivement tacites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ITH Kantharith - Publié dans : II. LEVIERS DE PERFORMANCE
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Mercredi 21 décembre 2005 3 21 /12 /Déc /2005 20:01

Apprentissage par l’Action_______________________________

 

 

 

 

 

 

Comment préparer les futurs leaders de l'entreprise ? En les mettant en situation de développer les savoir-faire nécessaires à leur future responsabilité. James L. Noel et David L. Dotlich détaillent une approche pratique pour rendre possible cet apprentissage par l'action.

 

 

La formation traditionnelle n'est pas une réponse satisfaisante : elle permet d'inculquer des connaissances d'ordre intellectuel, pas de développer des savoir-faire.

 

 


Une approche alternative se présente en détail:
"l'action learning" (apprentissage par l'action). Celle-ci consiste à confier à une équipe de participants, soustraits temporairement à leurs activités, une mission d'importance stratégique pour l'entreprise. Et à créer les conditions pour faire de cette expérience une occasion d'apprentissage intense.

 

 

 

 

Dotlich et Noel apportent leur contribution aux problèmes permanents du développement des managers et de la détection des "hauts potentiels". La réflexion sur ce sujet a commencé dès les années 20, mais leur message reflète les préoccupations du moment. Ils mettent en avant des solutions actuelles : décloisonnement (diversité des profils), travail en équipe, liberté d'innover et d'expression "hors contrôle hiérarchique habituel".

 

 


Le problème de la non-application et du non-transfert de la formation dans le fonctionnement des entreprises est connu et dénoncé depuis 25 ans. La solution qui consiste à mixer un travail sur des problèmes ou des projets réels avec de la formation a déjà été préconisée par tout le mouvement de
"l'organization development" aux États-Unis dès les années 60, et en France depuis les années 70 par les consultants et formateurs.

 

 


On reprend ces thèmes classiques et on y ajoute cependant des éléments qui permettent de les placer dans la perspective des solutions actuelles (décloisonnement, innovation, travail en équipe). Ce sont notamment :

 

 

 

 

-          un engagement au plus haut niveau ;

 

 

-          une systématisation et une organisation propres à en garantir le succès, grâce notamment à l'intervention d'un parrain et d'un animateur-facilitateur par groupe.

 

 

 

 

Cela est fort utile pour les grandes entreprises qui souhaitent améliorer l'efficacité et la rentabilité de leurs processus de détection et de développement des jeunes managers "à potentiel". Néanmoins, ce dispositif paraît moins adapté pour les managers de haut niveau, pouvant prétendre pour leur prochaine mobilité au comité de direction d'une grande entité ou de l'ensemble de l'entreprise.

Les exemples de Citibank et de General Electric apportent un éclairage sur la mise en pratique des programmes de formation, et sur les enseignements que l'on peut en tirer.

 

 

Deux aspects seront très importants pour optimiser l'apprentissage et le développement des compétences des participants. Tout d'abord, l'animateur-facilitateur devra être compétent en sciences du comportement, et avoir l'expérience du management. Ensuite, la qualité du "feedback réciproque" entre participants dépendra de la culture de l'entreprise et de la volonté des initiateurs du programme en ce domaine (Jusqu'où va-t-on "parler vrai" ?).

 

 

 

 

Un nombre croissant d'entreprises ont recours à ‘l'Action Learning’ pour développer les compétences de leurs managers. Cette technique consiste à confier à une petite équipe la résolution d'un problème représentant un véritable enjeu, dans des conditions visant à maximiser l'effet d'apprentissage de cette expérience. Ainsi, l'équipe est généralement suivie par un coach, qui veille à favoriser le feed-back entre les participants et la réflexion personnelle sur ses méthodes de travail.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Organiser le Travail pour qu'il soit Formateur______________

 

 

 

 

 

 

Didier Noyé et Christian Darvogne décrivent comment faire évoluer les modes d'organisation afin que le travail lui-même génère des compétences.

 

 

 

 

L'idée de se former en travaillant n'est pas nouvelle, mais il est possible de choisir des modes de fonctionnement qui cultivent particulièrement l'intelligence individuelle et collective. Ils en proposent une grande variété et guide le manager dans leur mise en place.

 

 

 

 

Ils fournissent des moyens d'évaluer le caractère formateur de son entreprise et proposent des dispositifs pour rendre son organisation "qualifiante". Ils présentent alors un panorama des convictions et orientations qui peuvent inspirer la mise en place de cette organisation.

 

 


Il faut tout d'abord identifier clairement le degré de compétence de l'entreprise et les différents obstacles rencontrés.
Didier Noyé et Christian Darvogne nous guident dans cette démarche. De nombreux moyens de mise en oeuvre d'une "organisation qualifiante" sont ensuite répertoriés. Certains proposent la mise en place d'outils de formation, ou prônent l'utilisation des nouvelles technologies. Beaucoup se focalisent sur le management des hommes et les processus RH. Il s'agit par exemple de développer le tutorat pour organiser des modes d'apprentissage efficaces. L'article traite également du coaching pour professionnaliser l'ensemble des collaborateurs.

 

 

 

 

Christian Darvogne et Didier Noyé sont respectivement directeur général et directeur d'Insep Consulting. Ils conseillent les grandes entreprises en matière de développement managérial et organisationnel et de ressources humaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le "Work-Out" selon General Electric_____________________

 

 

 

 

 

 

Une entreprise est particulièrement réputée en matière de développement du leadership : General Electric. Jack Welch a su faire d'un monstre bureaucratique l'une des entreprises les plus réactives du monde, en pariant sur le développement du leadership de ses collaborateurs. Au coeur de cette réussite, le programme ‘Work-Out’.

 

 

Toutes les recettes du succès sont bonnes à prendre. Surtout lorsqu'elles émanent d'une des entreprises les plus performantes au monde : General Electric. La réflexion de Dave Ulrich, Steve Kerr et Ron Ashkenas cachent un ensemble de méthodes de résolution de problèmes, une dynamique du changement, une culture d'entreprise et une philosophie du management. A l'origine, comme dans toute "success story", c'est l'intuition géniale du héros, en l'occurrence Jack Welch, ancien PDG de General Electric, qui serait à l'origine de cette révolution permanente visant à maintenir l'entreprise mastodonte qu'est devenue General Electric en état d'éternelle jeunesse. En réalité, le "Work-Out" prend place parmi les démarches qui sont apparues dans les vingt dernières années pour rendre les organisations plus ouvertes, plus flexibles et plus agiles. Mais c'est certainement l'implication et la ténacité de Jack Welch qui sont à l'origine des résultats obtenus par General Electric.

 

 


Avec l'âge et la croissance, les organisations tendent à se scléroser. Les spécialistes communiquent mal. Les frontières entre fonctions deviennent imperméables. Les routines et procédures ne sont pas remises en cause même lorsqu'elles ont perdu toute utilité. Le sens du service et de la création de valeur dans et par l'action s'amenuise. La bureaucratie étouffe l'innovation et le dynamisme. Ces mouvements affectent toutes les organisations et les affectent en permanence. Il faut donc en permanence déployer une énergie suffisante pour s'opposer à la sclérose. C'est en ce sens que le "Work-Out" est l'élixir de jeunesse des organisations. Les maîtres mots en sont : vitesse, simplicité, autonomie. Laissons Welch en exprimer la substance : "Nous avons vu dans les années 80 que les organisations deviennent plus rapides quand les contrôles diminuent. Avec l'allègement des contrôles, des gens qui, pendant des années, ont consacré la moitié de leur temps à servir le système et l'autre moitié à le combattre reviennent soudainement à la vie, prennent des décisions instantanément, face à face, sur des sujets qui auraient demandé des mois d'hésitations et des tonnes de papiers".

 

 


Il ne fait aucun doute que les problèmes traités et les progrès visés par Dave Ulrich, Steve Kerr et Ron Ashkenas constituent pour toutes les grandes organisations des enjeux fascinants. Mais il ne faut pas se faire d'illusions : une réflexion aussi bien pensée soit-elle ne suffit pas pour remettre en cause la répartition des pouvoirs dans l'organisation, favoriser la communication et les coopérations inter fonctionnelles, développer l'autonomie et la prise de responsabilité. L'implication et la volonté des dirigeants sont des conditions nécessaires pour faire de cette réflexion une source de progrès dans les pratiques du management.

 

 

Par ITH Kantharith - Publié dans : III. MANAGEMENT DES HOMMES
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Samedi 10 décembre 2005 6 10 /12 /Déc /2005 19:58

Développement et la Gestion de Carrière___________________

 

 

 

 

 

 

Le développement du leadership est un thème qui fait l'objet d'une attention particulière depuis quelques années. Plusieurs auteurs ont publié des réflexions de fond sur la nature du leadership et les leviers de son développement : High Flyers, The Leadership Engine, Building Leaders, etc.

 

 


Ram Charan, James L. Noel et Stephen Drotter apportent un éclairage complémentaire, de nature plus technique et pratique. Ils  proposent en effet un modèle de progression de carrière en 7 étapes : se manager soi, puis les autres, puis des managers, puis une fonction, puis une activité, etc.

 

 

 

 

Ram Charan a enseigné à Harvard Business School et Northwestern University. Stephen Drotter et James Noel sont consultants en Ressources Humaines.

 

 

 

 

Ils examinent systématiquement les enjeux, les pièges et les leviers de succès de chacune des étapes présentées et fournissent ainsi une grille d'analyse et de réflexion qui permet de diagnostiquer des difficultés - pour un individu ou plus globalement pour une organisation - et d'identifier les actions à entreprendre pour mieux gérer les développements de carrière.

 

 


Sans toutefois bouleverser notre conception du leadership, leur réflexion constitue une référence très utile pour tout manager concerné par la gestion de carrières, que ce soit pour le compte de l'entreprise, pour ses collaborateurs ou bien lui-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sélection et  Promotion_______________________

 

 

 

 

 

 

Il faut prendre conscience des limites du mode traditionnel de sélection et de promotion vers les postes de direction. Morgan W. McCall nous propose une démarche de gestion de carrière des futurs dirigeants destinée à assurer un bien meilleur développement de leurs compétences de leadership.

 

 

 

 

Comment développer les talents de leadership nécessaires à l'entreprise dans les temps difficiles qui nous attendent ? Beaucoup souhaiteraient avoir une réponse à cette question. McCall en propose une : encourager les managers à développer leurs compétences en se confrontant à des défis complexes, en se frottant aux difficultés et à l'échec. Son message clé est que le développement des talents est de la responsabilité des leaders, et que rien ne remplace l'expérience sur le terrain pour développer des compétences. En créant un contexte favorable à l'apprentissage et en proposant aux managers des défis susceptibles de les faire évoluer, on développe leurs compétences, et on se crée ainsi un avantage concurrentiel.

 

 


Cette réalité est malheureusement ignorée de nombreuses entreprises, pour qui le développement passe avant tout par des programmes de formation. Cela les conduit à faire preuve de performances médiocres dans la sélection et le développement de leurs dirigeants.

 

 


McCall propose ainsi des conseils simples mais très pertinents à tous ceux qui, d'une façon ou d'une autre, ont pour responsabilité de gérer des carrières dans leur organisation.

 

 


Pour nous aider à mieux réagir aux difficultés que connaît l'entreprise dans la gestion de ses cadres, il nous en indique l'origine : il s'agit d'une conception erronée du leadership, perçu comme une faculté innée qui doit être révélée à travers les épreuves. Cela conduit à une approche très Darwinienne de la gestion des carrières : chaque progression est un nouveau test, qu'il faut réussir pour passer au cran supérieur. Cette approche peut paraître pertinente à ceux qui ont ainsi atteint des positions élevées. Mais cela signifie aussi que, faute de pouvoir réellement développer leurs compétences, de nombreux cadres talentueux courent le risque d'être tôt ou tard en situation d'échec. Il faut donc passer d'une approche de "survie des meilleurs" à un modèle de "développement des meilleurs", dans lequel tout est fait pour soutenir le développement de ceux qui ont montré qu'ils étaient capables d'apprendre de leurs expériences.

 

 



 

 

 

 

 

 

La Mobilité Internationale ________________________________

 

 

 

 

 

 

Avec la mondialisation des marchés, les entreprises ont un besoin croissant de cadres mobiles à l'international. Savoir gérer des expatriations devient ainsi un impératif. Or, les entreprises françaises font preuve de performances insuffisantes en la matière. En s'appuyant sur ses propres recherches et les travaux d'autres chercheurs, Jean-Luc Cerdin nous indique comment progresser. Il nous fournit en particulier des conseils détaillés pour mieux sélectionner les candidats à l'expatriation et favoriser leurs chances de succès.

 

 

 

 

Fruit de recherches approfondies, d'une pratique professionnelle internationale et de multiples contacts avec les entreprises et les cadres, la mobilité internationale réussit le pari toujours difficile d'enseignements précieux à la fois pour les professionnels et les chercheurs.

 

 


La réflexion est centrée sur la mobilité temporaire intra-entreprises. Le cadre "mobile" est défini comme celui qui accepte une affectation à l'étranger pour quelques années, qui s'adapte et qui réussit dans la mission que l’organisation nous confie. Il convient ici de souligner l'originalité de la problématique retenue par Jean-Luc Cerdin car, en effet, si l'adaptation internationale des expatriés a donné lieu à de nombreux travaux, la décision d'expatriation a jusqu'ici été négligée.

 

 


Il explore ainsi différents aspects constitutifs de la décision d'expatriation, tous permettant de mieux comprendre la plus ou moins grande adaptation des personnels à l'étranger.

 

 

La liberté de choix de l'individu par rapport à la mobilité internationale, sa situation de carrière au moment de la décision et ses motivations sont analysées avec beaucoup de finesse. Sont également étudiées les variables culturelles et d'organisation du travail et l'adaptation du conjoint. Jean-Luc Cerdin met l'accent sur un élément essentiel primordial : le choix de l'expatriation doit être, à l'origine, perçu comme positif par l'expatrié et valorisé comme tel par l'entreprise. C'est là le socle d'une mobilité réussie et de performances accrues.

 

 


Jean-Luc Cerdin n'hésite pas à mettre en lumière les décalages qui peuvent exister entre les discours et les pratiques concrètes ; par exemple, entre le discours " à la mode " sur la nécessité des formations à l'interculturel et la réalité des organisations qui, dans leur majorité, forment peu ou mal leurs futurs expatriés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Développer l'Employabilité_______________________________

 

 

 

 

 

 

Gérer l'employabilité, c'est faire évoluer la situation professionnelle des salariés pour développer leurs capacités à occuper ultérieurement un autre emploi ou à exercer un autre métier, dans l'entreprise ou ailleurs. Alain Finot présente la notion ainsi que les moyens de la développer dans les organisations.

 

 

 

 

A défaut de pouvoir offrir la garantie de l'emploi, les entreprises peuvent se fixer comme objectif l'employabilité des salariés. Il clarifie cette notion d'employabilité et montre comment il est possible de l'apprécier avec chaque employé de l'entreprise. Il montre également comment passer à l'action, en présentant les dispositifs à mettre en place pour développer l'employabilité, ainsi que leur efficacité. Une approche qui vient renouveler la façon de gérer les ressources humaines.

 

 

 

 

Alain Finot est responsable des ressources humaines au sein d'une unité d'un groupe industriel international. Il a construit sa propre employabilité à travers des expériences significatives dans les secteurs de l'aéronautique, de la connectique et de l'énergie.

 

 

 

 

Il commence par présenter en détail le concept d'employabilité et ses enjeux :

 

 

 

 

-          c'est un concept en mutation depuis les années 30

 

 

-          il peut être vu aujourd'hui comme l'élément essentiel de la politique sociale des entreprises qui cherchent à combattre au mieux le chômage

 

 

-          mais beaucoup de salariés souffrent encore "d'inemployabilité", problème dont les symptômes sont nombreux et pas toujours aisément combattus.

 

 

 

 

Il tente également d'éclaircir l'application qui est faite du concept, elle même souvent source de nombreuses confusions :

 

 

 

 

-          l'employabilité ne recouvre pas la seule notion de compétences ;

 

 

-          elle permet quand elle est bien mise en œuvre de donner à l'entreprise une réelle visibilité sur l'évolution de son environnement et la capacité de ses ressources internes à évoluer en conséquence ;

 

 

-          mais toutes les tranches d'âge et les CSP ne peuvent faire preuve du même niveau d'employabilité.

 

 

 

 

Enfin il montre en quoi le développement de l'employabilité doit constituer un nouvel état d'esprit pour la GRH. Cette thèse est présentée sur la base de l'exemple de l'usine de Rugles de la société CEZUS, dont les ressources humaines ont été gérées avec originalité depuis 40 ans. Il s'intéresse alors :

 

 

 

 

-          à la présentation de l'unité,

 

 

-          aux résultats attendus par le programme mis en place,

 

 

-          aux moyens mis en œuvre pour développer l'employabilité des salariés,

 

 

-          aux résultats finalement obtenus,

 

 

 

 

Alain Finot décrit les évolutions que le concept d'employabilité a connu, depuis 1930 jusqu'à aujourd'hui. Cet historique permet de mieux comprendre pourquoi cette notion est aujourd'hui au cœur des problématiques internes de l'entreprise.

 

 

 

 

Alain Finot est responsable des ressources humaines au sein d'une unité d'un groupe industriel international. Il a construit sa propre employabilité à travers des expériences significatives dans les secteurs de l'aéronautique, de la connectique et de l'énergie.

 

 

 

 

 

 

Par ITH Kantharith - Publié dans : III. MANAGEMENT DES HOMMES
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Samedi 3 décembre 2005 6 03 /12 /Déc /2005 19:35

Formation de Leaders____________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les entreprises investissent fortement dans la formation de leurs leaders. En 10 ans, les budgets de formation des cadres ont été multipliés par 4 aux Etats-Unis ! Mais pour des résultats souvent jugés décevants. Building Leaders nous présente les conclusions d'une étude sur les meilleurs programmes développés par les entreprises. Jay A. Conger et Beth Benjamin nous montrent qu'il faut combiner 3 approches complémentaires : développement des compétences individuelles, formation à la vision et aux valeurs de l'organisation, formation à la conduite d'initiatives de changement. Et nous indiquent les points critiques au succès de tels programmes.

 

 

 

 

 

 

Le principal message de Conger et Benjamin est que le développement des leaders devient un facteur clé de succès pour la croissance et la survie des organisations internationales. Il est cohérent avec les enseignements d'autres études dans le domaine du management des ressources humaines. Certes, les sceptiques pourront les reprocher de ne pas fournir de preuve formelle qu'il existe un lien entre le développement des leaders et la capacité d'affronter les défis du 21ème siècle. Cependant, ils ne pourront contester qu'offrir des opportunités de développement de ses compétences de leadership est désormais une condition indispensable pour attirer et retenir les talents. En fait, il est de plus en plus reconnu que le leadership est la première source d'avantage concurrentiel durable.

 

 

 

Jay A. Conger et Beth Benjamin nous rappellent aussi que la formation n'a que peu de valeur si elle ne fait pas de lien avec les ambitions et les défis de l'entreprise. Cela peut sembler évident. Pourtant, de nombreuses études suggèrent que le contenu des programmes de formation est encore trop souvent défini en fonction des intérêts de ceux qui les enseignent, plutôt que des besoins de l'entreprise. D'où de nombreuses déceptions. La première étape du développement des leaders est donc de développer des programmes de formation liés à un projet réel.

 

 

 

 

 

 

Le Moteur de Direction___________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les entreprises favorisent désormais l'autonomie et la prise de décision au plus près du terrain. Dans ce contexte, développer le leadership à tous les niveaux de l'organisation devient un facteur critique de performance. Noel M. Tichy examine pour cela les qualités clés à promouvoir chez les managers : capacité de faire émerger des idées, de promouvoir les valeurs fondamentales de l'organisation, et de libérer l'énergie de ses collaborateurs. Il nous fait ensuite part des enseignements de ceux qui ont su développer des compétences de leadership à tous les niveaux de l'entreprise.

 

 

 

 

 

 

Aux États-Unis, où l'actionnariat populaire est très développé et où les informations économiques font la Une des journaux, les noms des PDG sont connus du grand public. La renommée de Lee Iacocca chez Chrysler ou de Jack Welch chez General Electric ou encore l'infamie de Al Dulap " la tronçonneuse " ont rendu ces individus aussi populaires que des vedettes de cinéma ou des athlètes sportifs.

 

 

 


Les leaders européens ont tendance quant à eux à être plus dans l'ombre, connus uniquement dans le cercle restreint de la communauté des affaires. Cependant, la privatisation des entreprises publiques suscite un engouement populaire nouveau pour l'actionnariat individuel et l'information économique. Dans le même temps, l'émergence en Europe de leaders plus " voyants " (tels que Jurgen Schremp chez Daimler Chrysler, John Brown chez BP ou Serge Tchuruk et Bernard Arnault en France) a éveillé dans les cercles économiques un intérêt marqué pour le leadership. Pourtant, bon nombre d'Européens et d'Américains restent encore méfiants et négatifs envers les leaders forts et voyants.

 

 

 


Noel Tichy a trouvé une approche intéressante sur ce sujet en se concentrant sur les compétences de leadership des PDG mais aussi sur leur rôle dans le développement des leaders à tous les niveaux de l'organisation. Son credo est le suivant : les leaders performants sont ceux qui bâtissent une organisation où les employés apprennent à devenir des leaders. Cette conviction, il l'étaye par les travaux qu'il a déjà menés par le passé au sujet de Jack Welch et d'autres managers reconnus du changement. Son point principal - les leaders doivent former d'autres leaders - s'appuie également sur les travaux passionnants menés par Howard Gardner et replace les leaders économiques sur le même plan que d'autres leaders du monde de la religion, de la science ou de la politique. Tous ces leaders partagent la capacité d'exprimer une vision qui mobilise leurs suivants et qui leur donne aussi les moyens de former d'autres individus et de diriger à leur tour. Cette approche est bienvenue et contraste singulièrement avec tout ce qui a été publié récemment sur le thème de " l'organisation apprenante ". En effet, cette idée " d'organisation apprenante " est très attractive mais particulièrement difficile à saisir. Elle a suscité à la fois beaucoup d'intérêt mais aussi beaucoup de frustration tant son application concrète est délicate.

 

 

 


Noel Tichy propose une approche plus claire et susceptible d'être mise en œuvre et nous dépeint des leaders qui maintiennent un subtil équilibre entre les réalités humaines et les réalités économiques de leur organisation et nous incite à les imiter. Que le lecteur se rallie ou non à ce point de vue, Tichy constitue une incitation à la réflexion personnelle sur notre propre conception du leadership. Cette réflexion est salutaire car un bon manager doit avoir une vision claire de ce qu'est pour lui le leadership et donc de ce qu'est sa description de poste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Cycle de Direction____________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La présence de leaders à tous les échelons de l'organisation est un atout majeur pour assurer la réactivité de l'entreprise. Mais comment développer ces compétences de leadership ? Noel Tichy et Nancy Cardwell insistent sur le rôle clé des dirigeants : ceux-ci doivent se comporter comme des professeurs de leadership vis-à-vis de leurs collaborateurs, et diffuser cette pratique pédagogique aux différents niveaux de l'organisation. Tichy et Cardwell souligne en particulier la nécessaire réciprocité de cet apprentissage : enseigner suppose de savoir écouter ses élèves.

 

 

 

 

 

 

Certaines idées peuvent être considérées comme "dignes d'intérêt". Ce sont celles qui proposent une nouvelle façon d'appréhender une situation problématique, et qui, par cette nouvelle perspective, suggèrent de nouveaux comportements et de nouvelles pratiques. De plus, pour être "dignes d'intérêt", ces idées doivent comprendre une dimension originale qui les fasse percevoir comme novatrices.

 

 

 


La principale nouveauté, qui consiste à considérer les leaders comme des "enseignants", émergeait déjà. Dans sa réflexion, ils développent cette idée et ajoutent une nouvelle dimension : l'enseignement doit se concevoir comme quelque chose de réciproque, le "professeur" devant apprendre de ses "élèves". Tichy combine les dimensions d'enseignement et d'apprentissage dans l'élaboration d'un "Cercle Vertueux d'Apprentissage". L'éclairage fondamental de cette approche est d'une simplicité lumineuse... une fois qu’il a mis le doigt dessus. Chaque enseignant, chaque professeur, sait que la meilleure façon d'apprendre quelque chose est de l'enseigner à d'autres. Cela permet au "professeur" de communiquer l'idée tout en approfondissant sa compréhension des idées et de leurs implications. Tichy développe ce concept dans le contexte du leadership, en s'appuyant sur de nombreux exemples. Par ailleurs, il suggère des processus et des pratiques spécifiques pour développer ces "Cercles Vertueux d'Apprentissage. Tichy explore aussi les différents enjeux de la transmission de savoir selon que l'on est un grand groupe établi ou une petite start-up.

 

 

 


Peu de consultants apportent autant d'idées concrètes et des conseils pratiques aussi documentés que Tichy le fait. Son profil d'universitaire est enrichi par son activité de conseil auprès de nombreux leaders ainsi que par les trois années qu'il a passées chez General Electric en tant que directeur du centre de formation de Crottonville, sous le régime de Jack Welch.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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